Paris Brest Paris 2015

J’ai encore des fourmillements dans les doigts à cause des kilomètres avalés ces derniers jours, mais il faut que je vous raconte cet événement mythique que je viens de vivre: Paris Brest Paris.


Il fait nuit quand je retrouve Silvi pour nous rendre au vélodrome de Saint Quentin en Yvelines, là où la veille je récupérais mon dossier d’inscription avec mon copain Frank, qui, lui, se préparait pour un départ à 15h30 sous la barre des 80 heures. Devant le vélodrome, les départs commencent à se faire. Nous retrouvons Julius et Even, des copains du Dalsland runt 2015.
Les gilets jaunes sont partout, ça parle anglais, allemand, suédois, italien, français.
Plus de 6000 participants et 60 nations sont représentées !

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© Silvi De Almeida


Nous sommes prêts pour le départ quand je vois Franck, un compagnon de route du BRM 400 de Cergy. Nous commençons à discuter quand son groupe est appelé au départ. Quelques instants plus tard ce sera notre tour, je vois Baptiste et Clément venus de Lille; on fait connaissance rapidement puis on nous demande de rejoindre la ligne de départ.

Ça y est le décompte commence: trois, deux, un, partez!

Lundi 17 Août, il est 5h30 nous suivons la voiture ouvreuse et les motos se chargent de faire la circulation pour que nous sortions le plus rapidement possible de la ville. Le rythme est soutenu, la pression est palpable, une première chute a lieu devant mes yeux à quelques kilomètres du départ pour faute d’inattention. J’espère qu’il s’en remettra…
Nous entrons en Chevreuse quelques kilomètres plus tard, les différents rythmes des cyclos se remarquent, nous décidons de laisser filer les Suédois pour ne pas nous cramer tout de suite. Il reste encore 1200 kilomètres. Sur la route je reconnais Franck, avec qui nous avons échangé quelques mots avant le départ, à ses chaussures vertes.
Quelques cyclos nous suivent, et nous commençons à discuter. Premier ravitaillement à Mortagne-au-Perche kilomètre 140, Silvi tombe sur d’autres compagnons de route de son Brm 300 qu’elle avait passé à Nantes. Il s’agit du club de Thouaré-sur-Loire ils sont partis à 5h dans le groupe X, ce qui signifie que nous avons rattrapé quasiment 30 minutes. Ils repartent et de notre côté on remplit les bidons, prend un sandwich et on repart direction Villaines-la-Juhel kilomètre 220. Les gens sont déjà sur le bord des routes pour nous encourager. En passant dans les petits villages, ça me donne des frissons, ces encouragements sont si bénéfiques, ils me donnent encore plus de courage et d’énergie pour continuer. Les bosses se font un peu plus difficiles et le soleil est avec nous. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises, ça grimpera encore plus tard.
13h40 la moyenne est bonne, on est à 27 environ, un plat de pâtes et on repart de Villaines. Les spectateurs nous questionnent, veulent savoir comment nous nous sentons, nous félicitent et nous encouragent pour les 1000 kilomètres restants. D’autres sont plus pessimistes, nous disant que l’on n’est pas encore rendu, mais bon il en faut toujours, c’est marrant. En tout cas cela ne ralenti pas notre coup de pédale!

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© Silvi de Almeida

Nous avons pas mal de personnes qui se joignent à notre petit peloton, ça roule bien, régulier, et de plus en plus de personnes sont sur le bord de la route pour nous encourager. Nous roulons en direction de Fougères (une petite pensée à Guillaume qui vient de là-bas). Il pleut, le soleil se cache, et d’un coup après une bifurcation, plus rien, le sol est sec, le soleil nous réchauffe.

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C’est sur cette portion là que nous rencontrons Sandra, l’Irlandaise, avec qui nous passerons tout le reste du voyage. Il est 21h15 et nous sommes à Tinténiac. Nous décidons de dormir quelques heures. Nous sommes dans un petit dortoir de 4 lits pour 3, de vrais lits, de vraies couvertures, au chaud. Nous sympathisons avec les bénévoles du village étape, des gens pleins d’humour, plein de générosité, c’est tellement agréable de repartir avec ces encouragements.
Il est 2h, nous repartons tous les trois, il fait froid, 7 degrés, nous traversons les villages décorés de vélos peints, nous voyons les éoliennes clignoter dans la nuit noire, pas un bruit. On commence alors à voir les premiers participants du groupe A, partis le dimanche en tout début d’après-midi, déjà sur le chemin du retour! Le premier est  un allemand qui colle la voiture officielle, les autres nous les verrons plus tard. Mon boîtier de pédalier craque, j’ai peur, je ne suis pas encore arrivé à Brest que j’ai déjà un problème mécanique. Plumieux, une boulangerie est ouverte depuis plus de 24h exprès pour les coureurs, un café, un croissant aux amandes, quelques mots échangés avec des mexicains venus pour le Paris Brest Paris qui vont sûrement abandonner à cause du froid…

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Arrivé a Loudéac, je vais voir le stand mécanique pour faire un petit check up. Quand je vois mon copain Frank venir vers moi! Il a mis 25 heures pour aller jusqu’à Brest, il est parmi les premiers groupes. Nous nous souhaitons bon courage après une franche accolade. Je change mes cales, le mécano ressert mon pédalier, on grignote et on va récupérer nos vélos quand je retrouve mon coup de cœur du BRM 600 : Didier! Il est en pleine forme! 28 de moyenne depuis le départ, nous sommes heureux de nous revoir, on se salue et nous souhaitons bonne continuation. Le brouillard est épais, et le soleil commence à se lever, c’est magique…

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Les montagnes bretonnes commencent à nous tirer un peu dans les jambes, ça grimpe encore et encore mais il faut suivre le rythme, nous retrouvons souvent des personnes de notre groupe de départ ou d’autres partis plus tôt, à chaque coup de pédale mon boîtier craque encore et toujours… ça commence à m’agacer sérieusement. Arrivés à Carhaix à 11h20 je vais voir le mécano en lui demandant de vérifier les vis cheminées du pédalier. BINGO: une s’était desserrée! Sous ses conseils, il faudra que j’en change pour des en acier plutôt qu’en aluminium qui se déforment généralement quand on les serre. Moins de 100 kilomètres avant de retrouver Brest et la mer!

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Mais ces kilomètres ne seront pas les plus faciles! Nous allons passer par les Mont d’Arrée, c’est beau, nous sommes entourés par les pins, comme si nous étions dans une véritable montagne, la route fait vibrer nos vélos et les fourmillements commencent à se faire sentir au bout des doigts. Derrière nous, toujours autant de personnes qui nous suivent. Une fois arrivés au sommet nous immortalisons le moment. C’est beau, c’est haut, et une belle descente nous attend!

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Brest nous voilà!!

À quelques kilomètres de Brest nous retrouvons les Thouaréens que nous ne lâcherons plus. Nous décidons de rester ensemble et de travailler ensemble sur le restant du parcours.

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Il est 16h et nous arrivons à Brest; il n’y a plus grand chose à manger et ça se ressent, les dernières cuillères de sauce tomate, je continue avec des pâtes et du poulet. Je n’ai pas le temps d’acheter mon écusson de Brest pour le coudre plus tard sur mon gilet jaune. Les minutes nous sont comptées, c’est du temps de sommeil en moins. Quelques minutes après avoir bu un bol de café, les bidons remplis, un peu de gaulthérie et d’arnica en gel sur les jambes et on repart. Certaines personnes en profitent pour dormir, la nuit va commencer à tomber et le nombre de « zombies » sur la route va commencer à devenir croissant.

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Nous retrouvons une famille hors norme qui fait sont Paris Brest Paris ensemble, il y a le fils Olivier qui fait son premier et sûrement son dernier car il désire participer à cette expérience avec sa mère et aussi son père. Ce sont de grands noms du Paris Brest Paris. C’est la famille Chabirand, Nicole que l’on appelle « maman » dans le peloton est la détentrice du record de moins de 57 heures dames en 1983, elle court son 8ème Paris-Brest-Paris, Jean-Claude, le père en comptabilise 11!


Et quel coup de pédale ils ont! Tout est fluide, sur leur vélo titane, gardes boues en carbone, roues DT swiss. J’aimerai être aussi à l’aise sur le vélo quand j’aurai leur âge. Nous remontons les Monts D’Arrée, c’est comme un Ventoux avec cette grande antenne à son sommet. Les spectateurs nous encouragent sur le bord de la route. Nous arrivons en haut, pas question de mourir de froid durant la descente qui se fera a plus de 70km/h: on se couvre, et on y va à tombeau ouvert. Avant d’arriver à la ville étape, nous croisons un cycliste portant un jersey Brooklyn, et nous discutons de Roger de Vlaeminck avec Jean Claude: il l’a vu courir à la grande époque, il vivait dans le nord et a vu pas mal de ses courses sur les pavés du nord. Je lui explique que c’est mon coureur préféré, il m’apprend des choses sur lui et son frère, des tactiques qu’ils utilisèrent contre le Canibale Eddy Merckx,  viennent ensuite des noms comme Thévenet, et autres grand noms de courses tel que le Giro et autres classiques tel que Liège Bastogne Liège

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Pour rester motivé, j’avais pris un dessin de ma fille, une photo d’elle soufflant des cœurs et une photo de Maiwenn et moi, avec le listing des villes étape.

Nous arrivons à Carhaix pour une pause repas, mais il n’y a plus que de la soupe et même plus de pain. Un concurrent laisse sur son plateau un sandwich jambon beurre, je l’attrape avant que les bénévoles ne débarrassent son plateau.
Nous remontons sur nos destriers et repartons avec la famille Chabirand, les Nantais et notre Irlandaise. La nuit commence à tomber; nous repartons en direction de Loudéac, dernier arrêt avant une courte nuit. Nous sommes le peloton que tous les participants recherchent, nous avons des « moustiques » au train comme je les appelle, ces cyclistes qui ne prennent pas les relais et qui vous abandonnent lâchement sans un merci quand le rythme n’est plus assez élevé pour eux.
Des personnes sombrent de fatigue sur le bord de la route, nous voyons des gens enveloppés dans leurs couvertures de survies, on pourrait croire à de grandes papillotes. Il faut rester prudent, entre les voitures qui arrivent en face ou qui nous dépassent, les cyclos qui zigzaguent sans s’en rendre compte. Abasourdis par le sommeil, l’agressivité et la fatigue est vraiment palpable mais ils ne s’en rendent pas compte. Quand nous les dépassons nous tentons de les raisonner en leur disant de dormir un peu et de repartir car c’est dangereux pour eux et aussi pour nous. Plus tard nous apprenons qu’une personne est décédée suite a un arrêt cardiaque. Son médecin lui avait interdit de prendre le départ mais cette personne de 67 ans avait surement joué de subterfuges pour pourvoir accéder à la ligne de départ… Triste nouvelle.
Nous arrivons à Loudéac, une saucisse galette avant d’aller se laver et de dormir dans le gymnase, il n’y a pas de serviettes et c’est avec de l’essuie main qu’on doit se sécher, bien évidement avec ma maladresse légendaire je fais tomber l’un des deux tas que l’on m’a donné pour me sécher… Il n’y a pas une minute a perdre, je file à mon lit de camp, il fait tellement froid que je suis réveillé avant l’heure! On mange et hop, 7 heure pétantes, on décolle!

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Nous assistons à un spectacle merveilleux, le soleil se lève, c’est fabuleux. Tinténiac, nous revoyons l’équipe de joyeux bénévoles que nous avons vu la veille pour dormir, dans le dortoir 4 étoiles. Nous mangeons, les coureurs sont de plus en plus nombreux à dormir à même le sol avec leurs couvertures de survie. À table, un monsieur ne se sent pas très bien et il se met à vomir alors que j’entame mon poulet. Le cœur bien accroché, je finis mon plateau: il faut que je prenne des forces car la journée va être longue. J’ai deux trois minutes devant moi avant que le groupe ne reparte, alors j’en profite pour me faire masser les cuisses à l’infirmerie, et j’en reviens comme neuf!

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Sauf que mes genoux sont fatigués et la douleur ne s’atténuera pas, idem pour mon fessier. Nous passons Fougères, profitons de la bienveillance d’une famille mayennaise qui nous offre café, gâteaux et eau quand nous rencontrons un australien qui n’a plus de batterie sur son groupe électronique, il devra continuer l’aventure en single speed. Les coureurs sont de plus en plus nombreux sur le bord de la route à dormir, enveloppés dans leurs couvertures ou directement à même le sol, dans les fossés, les champs, c’est le chaos.


Villaines-la-Juhel, cette ville étape est vraiment fantastique, le village est en fête, paella au menu ce soir pour les habitants, nous nous faufilons pour prendre place au self, j’y trouve un Paris Brest, alors symboliquement je le prends, toujours avec mes pâtes et une Saint-Yorre. (Non le rouge qui pique sur la photo n’est pas pour moi)

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J’aide Sandra à remettre en ordre son chariot de selle car elle avait un problème au montage, et nous repartons dans la nuit pour rejoindre Mortagne où nous dormirons. L’épreuve est dure, il fait noir, la fatigue rends certaines personnes agressives le long du chemin, c’est dommage, nous continuons d’avancer lentement mais surement en groupe. Le dénivelé est intraitable, alors on mouline, on ne passe pas en force, ça ne sert à rien. C’est ce que l’on appelle des toboggans mayennais, et jusqu’à Mortagne ce sera ainsi.Soudain, Florence attaque, incroyable, un pic d’énergie débordant qui nous met dans le rouge avant que l’on soit arrivé à destination. Quand nous arrivons enfin, c’est la panique, le dortoir est quasiment plein, nous ne devons pas perdre de temps, je suis usé, j’en ai ma claque d’attendre car l’organisation des bénévoles semble être chaotique mais comprenons les, ils font tout ça pour notre bien. Nous arrivons dans un gymnase énorme, où sont installés des tapis de yoga, nous entrons dans un chœur de ronflements et de pets, deux heures plus tard on se réveille. J’entends de l’eau, je commence à paniquer imaginant qu’il pleut des cordes, mais en regardant à l’extérieur, le sol est sec, les participants n’ont pas l’air mouillés. C’est en réalité l’eau des douches qui coule et qui donne cette impression. Allez, on ne se démotive pas on prend un petit dej’ et on repart!
Mais malheureusement la pluie commence à arriver sur les derniers kilomètres.

Un Paris-Brest-Paris sans pluie ce n’est pas une Paris-Brest-Paris

Nous sommes trempés quand nous arrivons à Dreux, le sol est glissant, les gens dorment sur les tables, il est 9h15 je mange un gratin dauphinois, tout va bien. Nous avons mal partout, le plus dur reste ces douleurs aux fessiers, c’est décidé pour de plus longues distances j’opterai pour une selle en cuir.

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Nous sommes en Chevreuse je reconnais alors certains panneaux, Rambouillet, Orléans, ces noms sont pas trop loin de mon terrain de jeu habituel, la vallée de Chevreuse. Nous continuons nos ascensions, pendant ce temps Silvi est interviewée par des personnes sur une moto. Le temps d’une montée, je fais connaissance avec un mec de la réunion, et un Canadien qui en est à son 3ème PBP, ces derniers trouvent le peloton excellent, le rythme, l’ambiance. Nous filons kilomètre après kilomètre vers l’arrivée. Plus que 20 kilomètres, les spectateurs sous la pluie nous applaudissent et nous disent que c’est la dernière côte à gravir, 15 kilomètres, 10 kilomètres, d’autres spectateurs sous la pluie nous applaudissent et nous disent que c’est la dernière côte à gravir, ça suffit on commence à se moquer de nous là! Mais nous rigolons, une de plus une de moins face à tout ce que nous avons traversé, nous ne sommes plus à ça près. Nous entrons dans le parc de Saint-Quentin, une belle portion douce pour enfin débouler devant le vélodrome! Ça y est, la ligne est franchie sous les applaudissements des spectateurs, nous sommes entrés dans la légende du Paris Brest Paris. Les vélos posés, dans les bras les uns les autres, nous nous remercions pour le travail d’équipe effectué. L’émotion est aussi forte que l’expérience et ce souvenir sera à jamais gravé dans ma mémoire.

Merci à Silvi, Sandra, Gilles, Florence, Philippe, Didier, pour cette équipe de choc que nous avons formé durant ces heures incroyables. Ainsi qu’à toutes les personnes qui m’ont soutenu par n’importe quel moyen que ce soit. Merci

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À dans 4 ans pour la 19ème édition.

Les tracés (c’est vrai que ça fait une trotte) :

Aller

PBP allerRetour

PBP retour

Et ma petite contribution sur le blog de Rapha (English)

Julien Verlay, Rapha ambassador

For me, PBP is a part of French cycling history. Riding 1,200km is a huge distance, and the legends of the first rouleurs, like in the tour de France – riding with a fixed gear bicycle and no assistance – truly inspired me.

The most important thing that helped me during PBP was the picture of my daughter and my girlfriend on the top of my front handlebar bag. Besides this, all those people that line the side of the road, applauding, yelling encouragement, also really helped. It made me feel like a professional cyclist, with the kids wanting to high-five you when you’re close to them. People offer you cookies, coffee, water, and ask you where you’re from, and how you feel. It’s a really strange sensation, and it makes you feel good – willing you on to ride until the end.

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6 Comments

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  1. Bravo Julien pour cette épopée et ce beau récit 🙂

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  2. Très intéressant à lire même si on n’a pas vécu cette rando de la même manière.
    J’ai bien aimé cette phrase: « nous avons des moustiques au train comme je les appelle, ces cyclistes qui ne prennent pas les relais et qui vous abandonnent lâchement sans un merci quand le rythme n’est plus assez élevé pour eux ».

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  3. CHABIRAND Jean-Claude, Nicole et Olivier 30 août 2015 — 8 h 52 min

    Salut Julien,
    Je suis tombé par hasard sur ton article et, bien sûr, je l’ai lu d’une traite avec Nicole.
    Un grand bravo pour ton P.B.P. et aussi pour ta prose de très bonne qualité qui nous a beaucoup intéressés car elle nous a permis de revivre de très bons souvenirs, en particulier en la compagnie de ton groupe très sympathique. Sans trop savoir où vous en étiez, nous sommes repartis avant vous de Tinténiac. Nous avons dû cheminer à peu près dans les mêmes horaires par la suite en roulant sans doute moins vite que vous, mais en nous arrêtant moins. Nous sommes arrivés à 12 h 42, donc en 79 h 43, très très contents d’avoir réalisé ce challenge avec Olivier et en moins de 80 h.
    Nicole a eu la surprise lors de la réunion de clôture d’être demandée sur le podium pour recevoir la coupe de la … doyenne (à 69 ans) ! 24 ans après celle de la première féminine, cette petite récompense lui a bien fait plaisir.
    Nous espérons n’avoir pas trop joué les « moustiques » ; mais vous étiez tellement forts avec les gars de Thouaré que nous avons peut-être eu un peu trop tendance à nous mettre au chaud dans vos roues entre Loudéac et Tinténiac …
    Au plaisir de te revoir ainsi que Silvi et les autres.
    Sportivement.
    Le trio Chab
    P.S. : le « Didier » dont tu parles, ce doit être Didier HUME. C’est un très bon ami ainsi que sa Sev qui est en passe de devenir une star …

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    • Salut Jean-Claude ! Quel plaisir de te lire à mon tour !
      C’était formidable de vous rencontrer la famille Chabirand ! Vous êtes vraiment une famille exceptionnelle, un énorme bravo à « maman » Nicole pour cette coupe ! Oui, Olivier m’a raconté que vous étiez parti un peu plus tôt de Tinténiac, une petite quinzaine de minutes il me semble. Et nous sommes arrivés à 13h47 soit 80h et 2 minutes… Mais bon on est en dessous des 84 h pour lesquelles j’avais signé. C’était un réel plaisir de vous retrouver sur la route après Brest et surtout de parler de la grande époque du cyclisme avec toi. Des moustiques comme vous j’en veux tous les jours ! Ahaha
      Et oui j’ai rencontré Didier Hume au BRM 600 de Flins et je t’avoue que c’est devenu rapidement mon coup de coeur. Il est vraiment adorable, on va sûrement se refaire des brevets à flins ensemble en début d’année. Sinon oui Sev est phénoménale ! Quelle nana incroyable, je suis vraiment admiratif devant autant de pugnacité !

      Au plaisir de vous revoir bientôt sur la route où à Paris si vous êtes de passage, j’ai donné mon adresse mail à Olivier, n’hésitez pas à me contacter !

      Encore bravo à vous trois, vous êtes des légendes vivantes et des sources d’inspirations pour les générations futures !

      Sportivement

      Julien

      J'aime

  4. CHABIRAND Jean-Claude 2 septembre 2015 — 12 h 44 min

    Salut Julien,
    Si tu veux voir ta binette en photo à l’arrivée + pas mal d’autres que tu connais, tu peux cliquer sur le lien http://www.rc-anjou-asso.fr/crbst_97.html ; en effet, notre spécialiste photos du club (Randonneurs Cyclos de l’Anjou) a sélectionné et mis en forme 97 photos prises par les uns et les autres. Si tu vas en page d’accueil du site, tu pourras y trouver un petit édito que j’ai écrit et aussi la liste des 23 partants RCA et des 21 arrivants, ce qui fait de notre club le meilleur club français sur le P.B.P. 2015.
    Par ailleurs, j’ai été surpris par tes connaissances a priori approfondies sur l’histoire du cyclisme, pour un gars jeune comme toi. Tu m’a rappelé des gars d’Angers qui appartiennent à une association dénommée non pas « La Tête et les Jambes », mais la « Tête dans le Guidon ». Ils ont un blog animé par Xavier, le mécano, un gars très cultivé qui écrit sur le vélo, mais plein d’autres choses. Beaucoup d’entre eux connaissent plein de trucs sur le cyclisme. Ils viennent tous les ans à une dizaine faire notre BRM 200 ; cette année, quelques-uns sont montés jusqu’au 400 et au 600 et l’un d’eux, Cédric, a même adhéré à notre club et réussi P.B.P. !
    Bonjour de notre part à Silvi quand tu la verras ; ben dis donc elle a de la « tchatche » et semble très sympa !
    Sportivement.
    Jean-Claude

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